Catégorie : Faits divers

Avoir du vice dans la toupie [avwar dy vis dâ la tupi]

Fig. A. Têtes blondes et toupies.

[avwar dy vis dâ la tupi] (loc. vic. MALI.)

Alors qu’il n’y avait a priori aucune raison de remettre en cause l’innocence d’une sage tête blonde s’escrimant à contredire la loi sur l’équilibre d’un corps en mouvement, en l’occurence celui de sa toupie de fer blanc, la langue surannée a tenu à mettre son grain de sel dans la partie.

Chanter la péronnelle [Sâté la pérònèl]

Fig. A. Des chanteurs de Mexico.

[Sâté la pérònèl] (loc. dépréc. BÊT.)

Bien entendu qu’on a chanté les Parisiennes, leur petit nez et leurs chapeaux. Et plus d’une fois. Évidemment qu’on a chanté les Madrilènes qui vont aux arènes pour le toréro. Tout comme les Norvégiennes, filles du Nord qui ont le sang chaud¹.

Faire le bon apôtre [fèr le bôn- apotr]

Fig. A. Quelques apôtres et un bon apôtre au souper.

[fèr le bôn- apotr] (loc. comport. TRAH.)

Cest précisément le jeudi 2 avril 33 après un dernier souper demeuré historique que faire le bon apôtre va surgir comme expression d’un comportement pour le moins déplacé puisqu’il consiste à se comporter en traître.

Au temps où Berthe filait [o tâ u bèrte filè]

Fig. A. Berthe au grand pied.

[o tâ u bèrte filè] (loc. nostalg. AVAN.)

Bertrade de Laon, plus connue sous le sobriquet de Berthe au grand pied¹ depuis la parution de Li roumans de Berte aus grans piès, poème du ménestrel Adenet le Roi relatant sa vie, n’imaginait certainement pas que sa maîtrise du fuseau et de la quenouille contribuerait à créer une expression par essence surannée puisqu’elle se réfère au bon vieux temps.

Recevoir un baiser de Poséidon [resevwar ê bézé de pozéidô]

Recevoir un baiser de Poséidon

Fig. A. Poséidon séduisant une donzelle avant de l’embrasser.

[resevwar ê bézé de pozéidô] (loc. grec. SCAT.)

Fils de Cronos et de Rhéa, frère de Zeus, Hadès, Déméter, Héra et Hestia, soit une sacrée smala, Poséidon se réfugie très tôt au fond des mers pour y buller peinard sans pour autant que sa popularité auprès des Grecs ne l’abandonne.

Chapeau l’artiste [Sapo lartist]

Chapeau l'artiste

Fig. A. Artiste avec chapeau.

[Sapo lartist] (loc. exclam. COMPLIM.)

Longtemps avant que ne soient célébrés en chanson les Bretons et leurs chapeaux ronds, le chef était-il couvert afin de le protéger du soleil, des intempéries ou des mauvais coups toujours ennuyeux à prendre dessus.

Chercher castille [SèrSé kastij]

Fig. A. Preux chevalier s’en allant chercher castille.

[SèrSé kastij] (loc. médiev. QUER.)

ndubitablement présente dans le trio de tête des divertissements de l’homme (avec la bagatelle et l’apéro), la passe d’armes a marqué le langage et essaimé de-ci de-là des morceaux de son acerbité en sus de lambeaux de barbaque des vaincus.

Ciel mon mari [sjèl mô mari]

Fig. A. Ciel mon mari !

[sjèl mô mari] (loc. exclam. AMAN.)

C‘est le théâtre de boulevard, avec toute la puissance du rire qu’il déclenche, qui a promu l’expression au firmament des exclamations à pousser en cas d’irruption d’un époux dans une pièce du logis où sa femme se voit présenter les hommages d’un bellâtre godelureau : ciel mon mari !

Trouver la fève au gâteau [truvé la fèv o ɡato]

Fig. A. Un laid ayant trouvé la fève au gâteau.

[truvé la fèv o ɡato] (loc. dépréc. DÉSIGN.)

Nul besoin d’être Jérémie (celui qui écrivit un bouquin portant son nom et prédisant plusieurs catastrophes) comme dirait le poète, pour comprendre l’origine de trouver la fève au gâteau.